Le Jallouvre

30 septembre 2008
Après avoir écouté les prévisions météo pour la semaine, il m’a semblé qu’il fallait que je profite de cette journée du mardi si je voulais aller faire un tour en montagne car les jours suivants s’annonçaient plutôt humides. Après quelques hésitations quant à mon objectif, j’opte pour le Jallouvre au départ du col de la Colombière car l’accès depuis chez moi est assez rapide et aisé (environ une heure en voiture).

Le lendemain matin il est 8h15 lorsque je quitte la voiture et m’engage sur le chemin de montée. Les nuages et le brouillard sont encore bien présents mais je me dis que cela va se lever. L’atmosphère est tout de même plutôt fraîche et humide et j’avoue que, là tout de suite, je me demande ce qui m’a poussée à partir de chez moi aussi tôt. De plus, en ce jour de semaine et à une heure aussi matinale, il n’y a vraiment pas grand monde dans les parages… même les bouquetins et les marmottes semblent être encore au fond de leurs lits !

Au bout de trois quarts d’heure, alors que j’arrive au pied du grand pierrier, les nuages se déchirent un peu et laissent apercevoir l’itinéraire jusqu’au col. Je vois qu’il y a tout de même quelques courageux qui m’ont précédée (pas visibles sur la photo… il sont trop loin !) et cela m’encourage à continuer.

Alors que j’arrive enfin au col du Rasoir, après une petite erreur d’itinéraire (ben oui, je n’étais pas bien réveillée ce matin, et puis pourquoi y a t-il des cairns qui remontent aussi haut sur le pierrier alors qu’il faut quitter celui-ci par la droite lorsqu’on arrive sous le col, hein ?), je croise un randonneur solitaire qui redescend. Nous nous saluons tandis que je m’engage sur la traversée du col. Celle-ci n’est pas difficile, mais il est vrai qu’il faut avoir le pied sûr car une chute à cette endroit ne pardonnerait pas. Après le col, le passage dit « de la Cravate » traverse sous le sommet et permet de rejoindre des pentes plus faciles qui donnent accès à celui-ci.

Lorsque j’arrive en haut je suis toujours dans le brouillard et la vue, généralement très belle depuis ce sommet, est absolument nulle. Mais je suis néanmoins récompensée de mon effort par la présence d’une étagne et de son petit, pas trop craintifs et qui veulent bien poser devant mon objectif.

Après quelques minutes et une dizaine de photos, je reprends le chemin de la descente. J’avais envisagé, en cas de beau temps, de faire le tour que j’avais fait il y a quelques années (par le Sosay et le lac de Lessy), mais étant donné les conditions actuelles, je me dis qu’un aller-retour sera largement suffisant pour aujourd’hui. Tandis que j’arrive au pied du pierrier les nuages se déchirent enfin pour laisser place à un ciel bleu et un soleil qui réchauffe tout de suite l’atmosphère.

Juste avant d’arriver au parking je fais encore quelques photos des premières teintes automnales qui commencent à envahir la végétation et qui tranchent joliment sur les parois de calcaire blanc en arrière plan.

Les photos:

L’itinéraire:

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