Week-end pascal à la Cabane des Vignettes

Les prévisions météo annonçaient du grand beau temps pour l’ensemble du long week-end de Pâques, mais celles-ci concernaient surtout ceux qui avait prévu de passer ces journées en plaine, sur les bords du Lac Léman (ou d’un autre lac, mais moi j’aime bien le Lac Léman). Pour les autres, comme moi, qui souhaitaient profiter de ces jours pour chausser une dernière fois les skis, les conditions ne furent pas optimales… mais alors vraiment pas du tout !

En attendant le car postal à Sion
Vendredi matin nous nous retrouvons à la gare de Sion où nous prenons le car postal jusqu’à Arolla. Au passage, un grand merci à mon copain Nicou qui nous a généreusement mis à disposition sa place de parking pendant le week-end… c’était très sympa et on a beaucoup apprécié.

Arrivée à Arolla peu avant midi. Un téléski nous permet d’éviter la première partie de la montée. D’autres sont passés avant nous et nous suivons leur trace pour traverser les moraines du Glacier de Tsijiore Nouve et gagner le Glacier de Pièce. Dès le bas de celui-ci le temps commence à se couvrir et le vent se lève. En fait les rafales deviennent de plus en plus fortes au fur et à mesure que nous montons et il faut presque s’accrocher aux rochers pour parcourir les derniers mètres jusqu’à la porte de la Cabane des Vignettes.

La Cabane des Vignettes
Cela faisait plus de 15 ans que je n’étais pas venue ici et la cabane a bien changé depuis mon dernier passage. Le bas, autrefois avec des arcades ouvertes vers l’extérieur a été entièrement vitré, créant ainsi une grande zone où l’en peut entreposer skis, chaussures et matériel technique. Le réfectoire a également été agrandi et tous les dortoirs sont maintenant équipés de douillettes petites couettes. Mais le changement le plus notable pour ceux qui ont connu les Vignettes d’il y a quelques années, ce sont les toilettes chimiques, installées à l’intérieur du bâtiment… qu’elle semble loin l’époque où il fallait parfois chausser ses crampons pour aller se soulager dans les WC perchés sur l’arête, à 50 mètres de la cabane. Souvenirs mémorables les jours de grand vent où il fallait rapidement remettre en place le couvercle si on ne voulait pas voir les feuilles de PQ remonter sous l’effet des rafales !

Je suis bien contente que le cabane ait gagné en confort car, nous l’ignorons encore à ce moment là, mais nous allons y rester près de 40 heures… en effet, les rafales de vent, estimées à plus de 100 km/h vont souffler toute la nuit et toute la journée du lendemain, sans faiblir et seuls les groupes descendant directement sur Arolla quitteront le refuge pendant la journée du samedi.

Lorsque nous nous levons le dimanche matin, jour de Pâques, la situation n’est guère meilleure. Certes le vent a nettement faibli, mais les sommets sont encore bien pris dans les nuages. Après cette journée de perdue, nous avons modifié notre programme initial et décidons de partir sur les traces des nombreux groupes pour rejoindre Zermatt par l’itinéraire classique des trois cols.

La montée vers le col de l’Evêque se fait dans les nuages, mais fort heureusement, la force du vent à largement diminué depuis par rapport à la veille. Première descente pour rejoindre la Glacier d’Arolla où nous remettons les peaux pour gravir le col du Mont Brûlé.

Après une petite traversée en faux-plat, la montée au col se redresse sérieusement. La trace n’a pas été très bien faite et après quelques conversions, il faut déchausser, pour mettre les skis sur le sac et finir à pieds. Cela me surprend d’autant plus que lors me passages précédents j’étais toujours montée jusqu’en haut à ski. Au col, nous sommes toujours sous les bourrasques et dans le brouillard…

Une courte descente en traversée permet de gagner le Glacier de Tsa de Tsan où nous remettons les peaux une dernière fois. Pas de pente raide, mais une longue traversée qui nous amène au col de Valpelline d’où, en par beau temps, on découvre généralement une vue superbe sur le Cervin juste en face. Rien de tel ce jour là et j’entame la descente sur Zermatt en me disant qu’on ne verra même pas le soleil.

C’était médisant de ma part car quelques centaines de mètres plus bas nous sortons finalement de la couche nuageuse et découvrons le majestueux sommets sommets qui nous entourent. Malheureusement une descente un peu trop tardive ne nous permet de profiter de la bonne neige et lorsque nous arrivons à Zermatt, nous décidons de mettre un terme à ce week-end quelque peu raté… le miracle de Pâques n’aura pas eu lieu cette année !

2 Comments

  1. Salut Bibi
    Je vois que tu continue à fréquenter le valais ;o)
    Tu n’as pas vraiment été gatée par la météo.
    Joli reportage.
    A+
    Christophe

  2. « j’aime bien le Lac Léman »

    moi aussi, le français d’origine chablaisienne!
    Très belles photos, malgré le temps.

    Merci pour l’air frais!

    Louis, Parigot Haut-Savoyard…

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