Kilimanjaro Machame Route (Jour 6)

Vendredi 11 septembre : De Barafu à Uhuru Peak puis descente à Mweka Camp

Comme prévu nous nous sommes levés à 23h30 et nous sommes retrouvés sous la tente mess pour prendre une boisson chaude et manger quelques biscuits. Difficile de manger autre chose à cette heure de la nuit et du coup, à 0h15 nous entamons la longue montée vers le sommet. Il souffle un petit vent glacial qui va aller en se renforçant au fil des heures et j’apprécie particulièrement ma fourrure polaire et ma doudoune.

Lever du jour sur le glacier de Rebmann
Jean-Pierre impose un rythme encore plus lent que les jours précédents et dès le départ nous sommes doublés par de nombreux groupes qui marchent beaucoup plus vite que nous. La tendance ira en s’inversant au fur et à mesure que nous montons et au bout de quelques heures c’est nous qui doublons de plus en plus de trekkeurs qui semblent épuisés. L’ambiance de cette ascension nocturne est très particulière, tout d’abord à cause de la file continue des lumières des lampes frontales qui s’étire depuis le camp en dessous de nous jusqu’à très haut au-dessus de nos têtes. Ensuite, il y a le bruit. Les trekkeurs bavards qui ne cessent de papoter entre eux, surtout au début de l’ascension (après ça se calme) et ensuite les guides africains qui ne cessent de parler, voire même de hurler entre eux dans la nuit. A d’autres moments ils se mettent à chanter un ou deux refrains avant de reprendre leurs conversations… par moments il y a une telle cacophonie que cela me fait penser à une séance de la bourse de Wall Street. Pour moi qui apprécie particulièrement le silence lors des ascensions de nuit, je suis gâtée !

Arrivée au sommet
Les heures défilent et à 7h20 j’arrive au sommet, fatiguée, mais heureuse d’avoir réussi. Nous profitons du panorama pendant une vingtaine de minutes et déjà il nous faut commencer à descendre car la journée est encore loin d’être terminée. Le retour jusqu’à Barafu se fait dans des éboulis et la poussière de roches volcaniques. La descente est longue et c’est en parcourant l’itinéraire à la lumière du jour qu’on se rend mieux compte de toute la distance parcourue dans la nuit.

Retour à Barafu
Peu après 10h tout le monde est de retour au camp, mais pas question de se reposer tout de suite. La priorité est au rangement de toutes nos affaires car il faut boucler nos sacs et les remettre aux porteurs pour la descente. Ensuite seulement, nous pouvons nous asseoir quelques instants pour déguster le copieux repas préparé par notre cuistot puis, à midi pile nous quittons le camp pour la deuxième étape de la journée.

Descente vers Mweka Camp
Au programme de cet après-midi : 1’500 mètres de descente pour rejoindre le camp de Mweka. La première partie de l’itinéraire est en pente douce et agréable avec un bon sentier qui traverse des immenses plateaux. Nous marchons d’un pas régulier mais pas trop rapide compte tenu de l’effort que nous avons déjà fourni ce matin. Au bout d’une heure et demie nous arrivons à High Camp où Alain nous paie une tournée pour fêter à la fois le sommet et son anniversaire.

La pause...
Nous repartons après cette pause bienvenue et là, ça commence à se corser un peu. Le sentier est plus raide, irrégulier et parsemé de pierres qui cassent nos jambes déjà bien fatiguées. A plusieurs reprises nous apercevons de loin Mweka Camp, mais le cheminement pour y arriver semble interminable. A chaque virage nous espérons voir les premières tentes du camp, mais nos espoirs sont régulièrement déçus. Enfin, peu avant 15h30 nous posons nos sacs devant le bureau du parc où nous faisons une halte pour signer le registre avant de gagner nos tentes installées un peu plus bas.

Mweka Camp
Très vite notre équipe nous apporte nos sacs et des bassines d’eau chaude pour nous débarbouiller, ce qui n’est pas un luxe. En effet, depuis le sommet nous n’avons pas cessé de soulever des nuages de poussière à chaque pas et nous sommes littéralement noirs des pieds à la tête. La douche de l’hôtel à Moshi demain sera la bienvenue, et un peu de lessive aussi.

Le soir nous avons droit à un véritable repas de fête. Obed nous avait bien prévenus que le cuistot allait nous préparer un plat de cuisine locale, mais la vraie surprise vient de la bouteille de vin blanc et des cinq litres de vin rouge qui l’accompagnent. La soirée se passe dans une bonne ambiance en compagnie de Bongo et Obed et on se remémore les bons moments de ces six derniers jours. Nous ne veillons tout de même pas trop tard dans la nuit car la fatigue se fait sentir et nous sommes contents de pouvoir enfin aller nous allonger dans nos duvets vers 21h.

Toutes les étapes de ce trek:

1 Comment

  1. Bonjour,
    J’ai lu votre blog avec beaucoup d’interet car je m’attaque aussi au Kili… dans une semaien (départ samedi 23 juillet).
    J’aurais bien aimé vous avoir au téléphone pour parler de ça avant mon départ.
    En fait j’angoisse pour des détails : faut-il apporter à manger ? comment boire ? les bestioles sur place ? comment lutter contre le mal de l’altitude ? …
    Bref, des trucs essentiels. Cela me rassurait de connaitre l’expérience d’autres personens. Vous pouvez me joindre au 06 08 80 29 73 (je vous rappellerai)
    Merci
    Bruno

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