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Samedi 29 août

Nos vacances pyrénéennes commencent donc dans les Pyrénées Orientales et plus précisément à Vernet-les-Bains que nous atteignons après une journée de route. Dès le lendemain matin nous décidons d’aller faire un tour du côté de l’école d’escalade qui se trouve à l’entrée des gorges du Cady. Idéal pour une remise en forme puisque la marche d’approche est réduite à 5 minutes environ. Après avoir étudié les différentes voies et le topo, nous décidons de nous lancer dans l’escalade du Pilier Saint Martin. Une voie de plusieurs longueurs, mais pas difficile du tout. Exactement ce qu’il me faut en ce premier jour de vacances après une longue période d’inactivité physique.

Le piler Saint Martin vu depuis la route de l'Abbaye

Le piler Saint Martin vu depuis la route de l’Abbaye

Voie du Pilier Saint Martin

Voie du Pilier Saint Martin

L'Abbaye vue depuis le Pilier Saint Martin

L’Abbaye vue depuis le Pilier Saint Martin

Le temps est mitigé et alterne entre belles éclaircies et nuages bas. A un moment on se demande même si on ne va pas prendre la pluie tellement il fait sombre… Juste avant de terminer la voie on a un aperçu de l’abbaye que nous irons visiter tout à l’heure. Pour la descente nous optons pour la variante à pied vu que nous n’avons prévu une corde suffisamment longue pour tirer les rappels.

Après ce premier exercice, nous faisons une halte au Relais de Saint-Martin, un lieu très simple, sans prétention qui propose de la restauration légère à midi (salades, charcuterie, plat du jour, glaces) sur une terrasse idéalement située au départ de la route qui monte à l’abbaye. Et c’est donc tout naturellement que nous enchaînons la journée avec la visite de celle-ci. Mais avant, il faut parcourir les 300 mètres de montée par la route en lacets. Certains sont tellement serrés que les jeeps-taxis doivent manœuvrer pour pouvoir tourner, tant à la montée qu’à la descente.

La route de l'abbaye est très étroite

La route de l’abbaye est très étroite

Nous arrivons juste à temps pour rejoindre une visite guidée qui vient de commencer. Celle-ci va durer environ une heure sous la conduite d’un moine qui nous raconte l’histoire de ce site millénaire remarquable tant par sa situation que par son architecture romane. On termine la visite en montant au petit promontoire qui permet d’avoir une vue d’ensemble du site.

Notre guide

Notre guide

L'Abbaye Saint-Martin du Canigou

L’Abbaye Saint-Martin du Canigou

Vue d'ensemble

Vue d’ensemble

Après cette parenthèse culturelle, on décide d’aller en reconnaissance pour la journée du lendemain où l’on a prévu de gravir le Pic du Canigou. Pour cela on reprend la voiture et on monte jusqu’au col de Jou, bout de la route goudronnée. Nous savons qu’à partir de là il y a une piste qui va jusqu’au refuge de Mariailles, mais le site du refuge indique que celle-ci est déconseillé aux voitures de tourisme, alors que d’autres personnes nous affirment le contraire. Fort heureusement, nous rencontrons un randonneur local, très sympa, qui répond à nos questions et nous donne tous les renseignements qui nous manquaient. Nous voici rassurés sur la possibilité de monter plus haut avec l’Astra.

Du coup nous redescendons à Vernet pour faire quelques achats pour le casse-croûte du lendemain et nous en profitons pour faire un petit tour dans la vieille ville et monter jusqu’à l’église qui, comme d’habitude, est fermée et ne peut pas se visiter.

Un habitant de Vernet-les-Bains

Un habitant de Vernet-les-Bains

Dimanche 30 août

Le lendemain matin il fait encore nuit noire lorsque le réveil sonne vers 5h45. Trente minutes plus tard nous prenons la direction du col de Jou comme la veille et une fois là-haut nous nous engageons sur la piste du refuge de Mariailles. Celle-ci est assez bonne dans l’ensemble, mais dans certains passages il y a tout de même de gros cailloux et du coup nous roulons vraiment très lentement. Au parking du Randé nous décidons de laisser la voiture et de continuer à pied sur la dernière partie car on s’imagine que l’état de la piste va empirer en montant. En fait, c’est le contraire et le dernier tronçon est en meilleur état que celui que nous avons parcouru en voiture…

Refuge de Mariailles au petit matin

Refuge de Mariailles au petit matin

Nous faisons une halte au refuge pour prendre un bon petit déjeuner car nous n’avons pas pris le temps de manger avant de partir. Et nous offrons aux gardiens le pain brioché que nous avions acheté au cas où nous n’aurions pas pu déjeuner au refuge (parce que la veille il y a plein de personnes, très négatives, qui nous ont dit qu’on ne pourrait pas avoir à manger au refuge si on ne téléphonait pas préalablement pour prévenir de notre passage). 😉

Vers 8 heures nous partons, pour de bon cette fois, pour le sommet du Canigou. Au départ un panneau donne tout de suite le ton « Canigou : 8.2 km / 4h ». Nous suivons le GR10 qui commence par descendre (oui !) dans la forêt pour franchir un torrent avant de commencer à monter de l’autre côté. On continue dans la forêt pendant près de deux heures et ce n’est que juste avant d’arrive au Refuge Arago (qui n’est qu’un simple abri) qu’on passe au-dessus de la limite des arbres.

Le GR dans la forêt

Le GR dans la forêt

Refuge Arago

Refuge Arago

Au-dessus on traverse une zone d’alpage qui, avec l’herbe toute jaunie, se donne des airs de savane. La pente se fait plus raide et plus continue et remonte jusqu’au fond de la vallée appelée la Conque du Pic. Plusieurs lacets permettent de franchir cette partie raide avant de faire une longue traversée vers la gauche pour rejoindre le pied de la cheminée qui donne accès au sommet. Au départ des lacets on trouve une fontaine qui est plus que bienvenue car le soleil commence vraiment à taper. J’en profite pour faire une petite pause avant d’attaquer la dernière partie.

Un air de savane

Un air de savane

Ca grimpe...

Ca grimpe…

Une fontaine bienvenue

Une fontaine bienvenue

A midi, nous voici sur notre premier pyrénéen où nous profitons d’une vue à 360°. Comme c’est dimanche et qu’il fait grand beau il y a un monde fou. La plupart des randonneurs sont montés par le versant opposé (depuis le Refuge des Cortalets), plus court et plus facile. Nous restons près d’une demi-heure au sommet à admirer le paysage (et à manger notre casse-croûte !) avant de se lancer dans la descente par le même itinéraire.

La cheminée

La cheminée

Sommet du Canigou (2785 m)

Sommet du Canigou (2785 m)

Table d'orientation au sommet

Table d’orientation au sommet

Au départ du sommet il faut repasser par la « cheminée », un passage d’une trentaine de mètres où il faut s’aider avec les mains (escalade niveau 2). Pour nous cela ne pose aucun problème, mais nous croisons des personnes qui s’affolent car nous descendons en passant à côté d’elles sans nous arrêter (beaucoup de personnes qui ne sont pas à l’aise dans certains passages pensent que les autres doivent arrêter leur progression en attendant qu’elles aient surmonté la difficulté, ça les rassure). Nous enchaînons avec un parcours un peu pénible dans les cailloux pour rejoindre la fontaine où nous faisons un nouvel arrêt avant de reprendre la longue traversée vers le refuge. Compte tenu de la distance, ici on ne va pas plus vite à la descente qu’à la montée et c’est quatre heures plus tard que nous franchissons à nouveau le seuil du Refuge Mariailles.

Nouvelle pause pour déguster une bonne omelette arrosée de quelques bières bien méritées. Après cette première journée de rando (et sans entraînement préalable !) j’en ai plein les pattes… et il reste encore la descente de la piste pour rejoindre la voiture avant de pouvoir profiter d’une bonne douche chaude !


Infos pratiques

Hébergement

Pour cette première étape, j’avais réservé deux nuits à l’Hôtel Les Sources à Vernet-les-Bains avant de partir. Il s’agit de l’hôtel qui se trouve au sein de l’espace thermal. Bon rapport qualité/prix si l’on aime ce qui est fonctionnel et pratique, mais sans plus. Pour le côté accueil chaleureux et contact humain il vaut mieux aller ailleurs. Par contre il y a un grand parking juste à côté (thermes obligent), c’est très calme et le restaurant attenant (mais indépendant) offre une cuisine sympa à des prix raisonnables.

A Casteil il n’y a malheureusement plus d’hôtel depuis que le Le Molière a fermé l’an passé. Mais le Relais de Saint-Martin (situé au départ de la route qui monte à l’abbaye) qui ne fait plus que de la restauration légère à midi propose encore quelques chambres en formule « chambre d’hôte » à condition de prévenir préalablement. Comme il n’y a pas de restauration le soir, la patronne vous proposera d’aller au restaurant du camping (5mn en voiture). N’hésitez pas car la cuisine y est excellente !

Ecole d’escalade des Gorges du Cady

Depuis Vernet-les-Bains, aller à Casteil en voiture (environ 5mn). Prendre la direction du col de Jou et garer la voiture sur le parking situé juste avant le pont. Le site offre une trentaine de voies de niveaux 4a à 6c. Lien vers le topo général du site.

Visite de l’Abbaye Saint-Martin du Canigou

L’accès à l’abbaye se fait par une route fermée à la circulation. Il faut parcourir 300 m de dénivelé pour une distance de 1600 m. Compter 30 à 50 minutes selon votre forme. Il est également possible de monter avec des taxis-jeeps qui proposent un service de navettes. Toutes les infos sur le site de l’abbaye.

L’ascension du Pic du Canigou

Nous l’avons fait depuis le Refuge de Mariailles, mais il est également possible de monter depuis le Refuge des Cortalets. L’ascension ne présente pas de difficultés techniques hormis les 30 derniers mètres où il faut gravir un passage rocheux appelé la « cheminée » (escalade niveau 2). Une piste permet de rejoindre le refuge de Mariailles, mais la circulation sur celle-ci est réglementée à certaines périodes de l’année. Voir le site du refuge pour plus d’infos.


Photos sur Flickr

Pour découvrir toutes les images de ces deux journées, n’hésitez pas à visiter ma galerie Flickr :

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